Je vous emmène à la découverte d’un territoire qui me tient particulièrement à cœur et qui incarne, selon moi, la quintessence de la montagne sauvage et préservée en France : le massif du Vercors.
Cette immense citadelle de calcaire, dressée fièrement entre l’Isère et la Drôme, offre des paysages d’une diversité saisissante, où les falaises abruptes succèdent aux immenses plateaux désolés et aux vallées verdoyantes.
Que vous soyez un randonneur chevronné à la recherche de grands espaces, un passionné d’histoire désireux de fouler les hauts lieux de la Résistance, ou simplement un voyageur en quête de reconexion avec une nature authentique, ce guide complet a été conçu pour vous dévoiler tous les secrets de ce parc naturel régional d’exception.
À travers mes propres explorations et mes coups de cœur, nous allons arpenter ensemble ces routes vertigineuses et ces sentiers secrets, pour que votre prochain séjour au cœur du Vercors devienne une aventure absolument inoubliable, loin du tourisme de masse et au plus près des éléments.
Au sommaire
- Ce qu’il faut retenir
- Comprendre la géographie unique du Vercors
- Les routes sublimes et vertigineuses du massif
- Randonner dans la réserve naturelle des hauts plateaux
- Le mont Aiguille et la naissance de l’alpinisme
- Un patrimoine historique marqué par la Résistance
- Les merveilles souterraines du monde karstique
- Villages de caractère et traditions culinaires
- Activités de pleine nature en toutes saisons
- Préserver l’avenir de ce sanctuaire naturel
- FAQ sur le Vercors
- Ressources
Ce qu’il faut retenir
- Une géographie spectaculaire et préservée : le Vercors est une véritable forteresse naturelle de calcaire caractérisée par des routes vertigineuses (comme Combe Laval), d’immenses réseaux souterrains (grotte de Choranche) et la plus grande réserve naturelle de France métropolitaine, propice à la randonnée et à l’observation d’une faune riche.
- Un patrimoine historique et culturel fort : marqué à jamais par les combats héroïques et tragiques de sa Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, le massif se distingue aussi par ses villages de caractère aux architectures uniques (maisons suspendues de Pont-en-Royans) et son terroir gastronomique généreux (Bleu du Vercors-Sassenage, ravioles).
- Un sanctuaire de nature engagé dans le tourisme durable : terrain de jeu idéal en toutes saisons (ski nordique l’hiver, VTT et escalade l’été), le Vercors refuse le tourisme de masse et développe le slow tourisme afin de protéger son écosystème fragile face au changement climatique.
Comprendre la géographie unique du Vercors
Le massif du Vercors ne ressemble à aucune autre région alpine, et c’est précisément ce qui fait sa force et sa magie. Imaginez un immense plateau calcaire surélevé, une véritable forteresse naturelle dont les parois verticales se dressent au-dessus des plaines environnantes comme des remparts infranchissables.
Cette configuration géologique particulière, appelée karstique, a façonné des paysages spectaculaires au fil des millénaires, où l’eau s’infiltre dans les profondeurs pour sculpter des réseaux de grottes monumentales et des canyons vertigineux.
On distingue traditionnellement plusieurs micro-régions au sein de ce territoire, chacune possédant sa propre identité, son climat et ses traditions bien ancrées.
Le Vercors Isérois, souvent qualifié de Quatre Montagnes, s’organise autour de stations-villages dynamiques comme Villard-de-Lans ou Lans-en-Vercors, offrant un accès privilégié aux activités hivernales et estivales.
Plus au sud, le Vercors Drômois se révèle plus sauvage, plus aride, fortement marqué par des influences méditerranéennes qui se font sentir dans la végétation et la luminosité des paysages. C’est ici que l’on trouve les Coulmes, une zone forestière dense et mystérieuse, ou encore le Royans, une région de contreforts verdoyants réputée pour ses vergers de noix et ses rivières bouillonnantes.
Enfin, le Trièves et le Diois bordent le massif, offrant des panoramas exceptionnels sur les balcons orientaux et le célèbre mont Aiguille.
« Le Vercors est une île dans les terres, un monde à part où le relief impose sa loi aux hommes depuis des millénaires. »
Pour bien appréhender cet espace, il faut comprendre que les liaisons entre les différentes vallées ont longtemps été difficiles, ce qui a préservé une authenticité rare. Les routes audacieuses qui permettent aujourd’hui d’accéder au plateau sont en elles-mêmes des chefs-d’œuvre d’ingénierie du dix-neuvième siècle, taillées à même la roche.
En parcourant ces itinéraires, on ressent immédiatement le passage d’un monde à un autre, une transition brutale entre l’agitation des vallées urbaines et la sérénité des grands espaces montagnards. C’est cette impression d’isolement protecteur qui donne au Vercors son atmosphère si particulière, propice à l’introspection et à l’émerveillement permanent devant la force brute de la nature.
Les routes sublimes et vertigineuses du massif
Parcourir le Vercors en voiture (ce que nous avons fait avec Julie au mois de mai), à moto ou à vélo est une expérience qui procure des frissons inoubliables, tant les infrastructures routières défient les lois de la gravité. La route des Grands Goulets, bien que désormais fermée dans sa section historique la plus sauvage pour des raisons de sécurité et remplacée par un tunnel, reste gravée dans les mémoires comme le symbole de ces voies suspendues dans le vide.
Heureusement, de nombreux autres itinéraires spectaculaires restent entièrement accessibles et méritent à eux seuls le voyage pour les amateurs de panoramas à couper le souffle.
La route de la Combe Laval est sans conteste la plus célèbre et la plus impressionnante de toutes, reliant administrativement Saint-Jean-en-Royans au col de la Machine. Construite à l’origine pour transporter le bois de la forêt de Lente, elle surplombe le canyon de la rivière choane à plus de six cents mètres de hauteur, offrant des fenêtres rocheuses successives qui s’ouvrent sur un abîme vertigineux.
Conduire sur cette voie étroite, où la roche semble s’enrouler au-dessus de votre véhicule, demande une concentration de tous les instants mais garantit des souvenirs impérissables. Je vous conseille vivement de vous y rendre au lever du soleil, lorsque la brume matinale stagne encore dans la vallée et que les premiers rayons viennent enflammer les falaises de calcaire blanc.
Une autre merveille d’ingénierie routière se trouve au nord du massif : les gorges de la Bourne, qui relient Villard-de-Lans à Pont-en-Royans.
Cet itinéraire sinueux épouse les méandres de la rivière au fond d’un canyon étroit, passant sous des encorbellements rocheux impressionnants et franchissant des ponts audacieux. C’est un parcours ombragé et frais, idéal lors des chaudes journées d’été, qui démontre une fois de plus la ténacité des bâtisseurs du passé pour désenclaver ce territoire insulaire.
Pour compléter ce triptyque des routes incroyables, il faut absolument mentionner le canyon des Écouges, dont la descente vers la vallée de l’Isère offre des points de vue saisissants et des passages particulièrement étroits à travers la montagne.
Randonner dans la réserve naturelle des hauts plateaux
Si les routes permettent d’effleurer la beauté du massif, c’est en chaussant les chaussures de marche que l’on pénètre véritablement dans son sanctuaire le plus précieux. La Réserve naturelle nationale des Hauts Plateaux du Vercors est la plus grande réserve terrestre de France métropolitaine, un espace immense et totalement dépourvu d’habitations permanentes ou de routes goudronnées.
C’est le royaume du silence, de la pierre et du vent, où la vie sauvage reprend pleinement ses droits et où le randonneur doit faire preuve d’autonomie et de respect total envers l’environnement.
Pour s’aventurer dans cet espace préservé, il convient de bien préparer son itinéraire, car les sources d’eau y sont extrêmement rares en raison de la nature poreuse du sol calcaire. Les repères visuels peuvent également s’estomper rapidement en cas de brouillard, un phénomène fréquent sur ces immensités ondulantes où les forêts de pins à crochets succèdent aux pelouses alpines.
Traverser les Hauts Plateaux, que ce soit sur une journée ou dans le cadre d’un trek de plusieurs jours en dormant dans les cabanes de berger non gardées, est une expérience de déconnexion absolue qui purifie l’esprit :
- Le Grand Veymont : point culminant du massif s’élevant à 2341 mètres d’altitude, offrant un panorama à 360 degrés sur l’ensemble du plateau et sur la chaîne des Écrins au loin.
- La plaine de la Queyrie : un paysage lunaire unique au monde, célèbre pour son arbre taillé en forme de bonzaï géant et ses dolines spectaculaires.
- Le vallon de Combeau : une entrée plus douce et verdoyante située au sud de la réserve, idéale pour observer les marmottes en famille dès le début du printemps.
La faune de la réserve est exceptionnellement riche et diversifiée, fruit de programmes de réintroduction réussis menés au cours des dernières décennies.
En marchant discrètement aux premières lueurs du jour, il n’est pas rare de croiser le regard altier d’un bouquetin des Alpes, solidement campé sur une crête rocheuse, ou d’apercevoir une harde de chamois dévaler un pierrier avec une agilité déconcertante.
Les cieux sont quant à eux le domaine des grands rapaces, notamment le vautour fauve et le gypaète barbu, dont l’envergure impressionnante projette des ombres mouvantes sur le calcaire. Plus discret mais tout aussi emblématique, le loup a également retrouvé le chemin de ces contrées sauvages, confirmant le statut de sanctuaire écologique du Vercors.
Le mont Aiguille et la naissance de l’alpinisme
Parmi toutes les silhouettes qui découpent le ciel du Vercors, il en est une qui capte irrésistiblement le regard et frappe l’imagination par sa forme improbable et sa verticalité parfaite.
Le mont Aiguille, autrefois nommé le mont Inaccessible, se dresse fièrement à l’extrémité orientale du massif, tel un obélisque de pierre isolé de la falaise principale par l’érosion. Cette structure géologique unique, véritable dent de calcaire haute de plusieurs centaines de mètres, est indissociable de l’histoire du sport de montagne et de l’alpinisme mondial.
C’est en effet le 26 juin 1492, l’année même de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, que le capitaine Antoine de Ville réalisa l’ascension de cette muraille réputée impossible, sur ordre du roi Charles VIII. Équipé d’échelles et de cordes de sièges militaires, il parvint au sommet plat de la montagne avec quelques compagnons, y installant trois croix et y passant plusieurs jours.
Cet exploit extraordinaire, mêlant audace technique et courage physique, est officiellement reconnu par les historiens comme l’acte de naissance de l’alpinisme, bien avant les grandes conquêtes des sommets du Mont-Blanc ou des Alpes suisses.
« Le mont Aiguille n’est pas seulement une montagne, c’est un monument d’audace gravé dans le ciel du Trièves. »
Aujourd’hui encore, faire le tour du mont Aiguille à pied reste l’une des plus belles randonnées du massif, permettant d’admirer l’édifice sous toutes ses faces et d’apprécier la verticalité saisissante de ses parois de calcaire. Pour les grimpeurs, gravir cette montagne par sa voie normale ou par l’une de ses nombreuses voies d’escalade reste un pèlerinage incontournable, une occasion unique de marcher dans les pas des pionniers de la verticalité.
Le sommet, qui se présente comme une prairie suspendue de plusieurs hectares, offre un contraste saisissant avec la verticalité des accès et procure un sentiment de privilège absolu à ceux qui y parviennent.
Un patrimoine historique marqué par la Résistance
Le Vercors ne se résume pas à ses paysages grandioses et à sa nature sauvage ; c’est aussi une terre d’histoire, profondément marquée par les événements tragiques et héroïques de la Seconde Guerre mondiale.
En raison de sa configuration géologique de forteresse naturelle, le massif devint dès 1942 un refuge idéal pour les réfractaires au Service du Travail Obligatoire et les combattants de l’ombre, se transformant progressivement en un immense camp retranché connu sous le nom de maquis du Vercors.
En juillet 1944, ce bastion de la liberté subit une attaque d’une violence inouïe de la part des troupes allemandes, qui lancèrent une offensive terrestre et aéroportée massive pour anéantir la résistance.
Les combats furent acharnés et d’une cruauté extrême, touchant non seulement les combattants mais aussi la population civile des villages du plateau, payant un tribut particulièrement lourd pour son engagement en faveur de la liberté.
Des villages entiers, comme Vassieux-en-Vercors, furent totalement détruits et incendiés, devenant à jamais des symboles nationaux du martyre et du courage face à l’oppression :
- Le Mémorial de la Résistance : situé au col de la Chau, cet édifice contemporain parfaitement intégré au paysage offre un parcours immersif poignant à travers l’histoire du maquis.
- La nécropole nationale de Vassieux-en-Vercors : un lieu de recueillement solennel où reposent les victimes civiles et militaires des combats de l’été 1944.
- La cour des Fusillés à la Chapelle-en-Vercors : un site préservé en l’état où seize jeunes résistants furent exécutés par les forces d’occupation.
Parcourir le Vercors aujourd’hui implique nécessairement de croiser ces lieux de mémoire, signalés par des stèles discrètes au détour d’un virage ou au fond d’une forêt.
Cette dimension historique confère au massif une âme supplémentaire, une profondeur humaine qui impose le respect et invite à la réflexion sur la valeur de la liberté. Les habitants actuels, souvent descendants de ces familles de résistants, perpétuent avec fierté et dignité ce devoir de mémoire, faisant du Vercors un territoire où le passé éclaire en permanence le présent.
Les merveilles souterraines du monde karstique
Si les paysages de surface du Vercors sont éblouissants, le spectacle qui se joue sous terre est tout aussi fascinant et spectaculaire. Le travail de l’eau sur le calcaire a créé au fil des millénaires l’un des réseaux souterrains les plus denses et les plus vastes d’Europe, faisant du massif un terrain de jeu mondialement reconnu pour la spéléologie et la découverte du monde souterrain.
Pour les visiteurs de passage, plusieurs cavités aménagées permettent d’accéder facilement et en toute sécurité à ce royaume des ténèbres et des concrétions de calcaire.
La grotte de Choranche, située au cœur des gorges de la Bourne, est sans conteste l’un des joyaux les plus précieux du massif et une merveille géologique unique en son genre.
Sa particularité réside dans la présence de milliers de stalactites fistuleuses, de longs tubes de calcite d’une blancheur cristalline, fins comme des aiguilles et creux à l’intérieur, qui pendent du plafond sur plusieurs mètres de longueur. Le parcours de visite, qui longe une rivière souterraine aux eaux d’un bleu émeraude limpide, est magnifié par des mises en lumière subtiles et un spectacle son et lumière qui met en valeur la majesté de la grande salle cathédrale.
Un autre site souterrain majeur est la grotte de la Luire, située sur la commune de Saint-Agnan-en-Vercors, dont l’histoire est intimement liée à celle du maquis puisqu’elle servit d’hôpital de fortune pour les blessés lors des combats de 1944.
Au-delà de sa dimension historique poignante, la Luire est un phénomène hydrologique mondialement étudié, possédant un porche d’entrée monumental et un réseau de galeries qui se remplit d’eau de manière spectaculaire lors des grandes crues printanières.
Pour les plus aventureux, de nombreuses sorties d’initiation à la spéléologie permettent d’explorer des grottes non aménagées, offrant des sensations uniques d’exploration scientifique au cœur de la roche.
Villages de caractère et traditions culinaires
L’identité du Vercors s’exprime également à travers l’architecture de ses villages traditionnels et la richesse de son terroir gastronomique, façonné par une longue tradition d’élevage et d’agriculture de montagne.
Les habitations typiques du plateau se caractérisent par leurs pignons à redents, également appelés sauts de moineau, des toits en escalier recouverts de Lauzes qui permettaient de protéger les murs des infiltrations d’eau et de supporter le poids de la neige hivernale.
Pont-en-Royans est l’exemple le plus saisissant de cet habitat adapté aux contraintes du relief, avec ses célèbres maisons suspendues aux façades colorées du seizième siècle qui surplombent le lit de la Bourne. Se promener sur les berges de la rivière en admirant ces constructions audacieuses, véritable défi architectural à l’espace, est un enchantement permanent pour les yeux et les photographes.
À l’autre extrémité du massif, des villages comme Autrans ou Méaudre offrent le visage chaleureux de bourgs montagnards préservés, organisés autour de leur église romane et de leurs vastes places centrales propices aux marchés de producteurs locaux.
« La table du Vercors est à l’image de ses habitants : généreuse, authentique et profondément attachée à ses racines montagnardes. »
La gastronomie locale fait la part belle aux produits laitiers, avec en tête d’affiche le Bleu du Vercors-Sassenage, un fromage au lait de vache bénéficiant d’une Appellation d’Origine Protégée, doux et onctueux, qui se déguste aussi bien sur un plateau qu’en verrandine, la fondue traditionnelle locale.
Les ravioles du Royans, de petits carrés de pâte fine farcis d’un mélange de fromage de chèvre, de comté et de persil revenus dans le beurre, constituent un autre régal incontournable qui ravit les palais après une longue journée de marche.
- La noix de Grenoble : cultivée sur les contreforts du Royans, elle se décline sous toutes ses formes, de l’huile parfumée aux gâteaux traditionnels de la région.
- La truite du Vercors : élevée dans les eaux pures et fraîches des rivières du massif, elle offre une chair d’une finesse incomparable.
- Le miel de montagne : issu de la flore riche et préservée des alpages, il développe des arômes subtils de sapin, de pissenlit ou de framboisier sauvage.
Pour accompagner ces mets délicieux, les vins du Diois voisins, notamment la célèbre Clairette de Die, apportent une note de fraîcheur pétillante et festive particulièrement appréciable.
Partager un repas dans une auberge de montagne du Vercors, c’est l’assurance de découvrir des saveurs authentiques et de vivre un moment de convivialité authentique avec des hommes et des femmes passionnés par leur terroir. C’est cette alliance parfaite entre la rudesse créative des paysages et la douceur enveloppante de l’accueil qui rend ce territoire si attachant pour quiconque prend le temps de s’y arrêter.
Activités de pleine nature en toutes saisons
Le Vercors est un immense terrain de jeu à ciel ouvert qui se transforme au fil des saisons pour offrir une palette d’activités sportives et récréatives d’une richesse exceptionnelle. Loin de l’ambiance parfois artificielle des grandes usines à ski des Alpes du Nord, le massif a su développer un modèle de tourisme durable et doux, valorisant ses espaces naturels tout au long de l’année dans le respect de l’environnement local.
L’hiver, le plateau se pare d’un épais manteau blanc et devient l’un des espaces nordiques les plus réputés d’Europe, accueillant chaque année la célèbre Foulée Blanche à Autrans. Le ski de fond, le biathlon et les randonnées en raquettes à neige trouvent ici un cadre idyllique, serpentant à travers les immenses forêts de sapins glacées qui rappellent les paysages du grand nord canadien ou de la Laponie.
Les stations de Villard-de-Lans et de Corrençon-en-Vercors proposent quant à elles un domaine de ski alpin de grande qualité, idéal pour les familles et les skieurs à la recherche de pistes variées au milieu des sapins.
Dès le printemps et durant tout l’été, le massif se transforme en capitale de la randonnée pédestre et de l’escalade, avec des milliers de voies tracées sur les falaises de calcaire qui attirent les grimpeurs du monde entier. Le cyclotourisme et le VTT connaissent également un essor fantastique, grâce à des itinéraires balisés spectaculaires comme la Grande Traversée du Vercors, qui permet de parcourir l’ensemble du massif du nord au sud.
Les amateurs de sensations fortes peuvent s’adonner au parapente depuis les crêtes de Lans-en-Vercors, profitant de conditions aérologiques exceptionnelles pour survoler les plateaux et admirer le paysage à vol d’oiseau.
Préserver l’avenir de ce sanctuaire naturel
Face aux défis contemporains liés au changement climatique et à la surfréquentation de certains espaces naturels, le Vercors s’engage résolument dans une démarche de transition écologique et de protection active de son patrimoine. Le Parc naturel régional du Vercors, créé dès 1970, joue un rôle fondamental d’arbitre et d’animateur pour concilier le développement des activités humaines et économiques avec la préservation de la biodiversité exceptionnelle du territoire.
L’évolution des pratiques touristiques s’oriente désormais vers un modèle de slow tourisme, encourageant les visiteurs à séjourner plus longtemps, à utiliser les transports en commun locaux et à s’immerger de manière respectueuse dans la vie locale.
Des initiatives innovantes voient le jour un peu partout sur le plateau, qu’il s’agisse de la rénovation énergétique des hébergements de montagne, de la valorisation des circuits courts pour l’alimentation ou de la sensibilisation des randonneurs aux bonnes pratiques au sein de la réserve naturelle.
Chaque voyageur qui foule le sol du Vercors détient une part de responsabilité dans la préservation de ce paradis fragile, en adaptant son comportement pour minimiser son impact environnemental au quotidien.
Respecter le silence des espaces sauvages, ne laisser aucune trace de son passage, rester sur les sentiers balisés pour ne pas déranger la faune et privilégier les commerces locaux sont des gestes simples mais essentiels pour que les générations futures puissent à leur tour s’émerveiller devant la splendeur intacte de cette citadelle de liberté.
Le Vercors n’est pas un simple décor de vacances, c’est un écosystème vivant et précieux qui nous rappelle à chaque instant la beauté et la fragilité du monde naturel qui nous entoure.
FAQ sur le Vercors
Quelle est la meilleure période pour visiter le Vercors ?
Le Vercors possède un charme unique à chaque saison de l’année, le choix dépend donc entièrement des activités que vous souhaitez pratiquer lors de votre séjour. Pour la randonnée pédestre et l’exploration des grands espaces des Hauts Plateaux, les mois de juin à septembre sont idéaux, offrant des températures agréables et une floraison magnifique des alpages. L’automne est une saison magique pour admirer les couleurs flamboyantes des forêts de hêtres et de l’arbre à noix dans le Royans. Si vous préférez les activités nordiques comme le ski de fond et les raquettes, la période de janvier à mars garantit généralement un bon enneigement sur les hauts plateaux du nord du massif.
Comment accéder facilement au massif du Vercors ?
Le massif bénéficie d’une situation géographique privilégiée, accessible facilement depuis les grandes agglomérations de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Par le train, les gares TGV de Grenoble et de Valence-TGV constituent les deux portes d’entrée principales, situées à moins de trois heures de Paris. Depuis ces gares, des liaisons régulières en bus permettent de rejoindre les principaux villages du plateau comme Villard-de-Lans ou Saint-Jean-en-Royans. En voiture, l’autoroute A48 depuis Lyon ou l’A49 depuis Valence vous amènent rapidement au pied des routes spectaculaires qui grimpent vers le sommet du plateau calcaire.
Peut-on faire du camping sauvage dans la réserve naturelle ?
Le camping sauvage sous sa forme traditionnelle est strictement interdit au sein de la Réserve naturelle nationale des Hauts Plateaux afin de préserver la tranquillité de la faune sauvage et la propreté du site. En revanche, le bivouac léger est autorisé sous certaines conditions très précises pour les randonneurs itinérants. Vous pouvez installer votre petite tente pour une seule nuit, uniquement entre 17 heures le soir et 9 heures le lendemain matin. Il est impératif de ne faire aucun feu au sol, de remporter l’intégralité de vos déchets et de vous installer à distance raisonnable des rares sources d’eau pour ne pas bloquer l’accès aux animaux sauvages.
Quelles sont les randonnées adaptées pour les familles avec enfants ?
Le Vercors regorge d’itinéraires faciles et ludiques parfaitement adaptés pour les jeunes marcheurs sans présenter de difficultés techniques importantes. La randonnée du vallon de Combeau, située au sud du massif, offre un terrain plat et verdoyant où les enfants peuvent facilement observer les colonies de marmottes à la fin du printemps. Le sentier thématique des lapiaz au col de l’Arzelier permet de découvrir de manière amusante les formations géologiques du calcaire sculpté par l’eau. Enfin, la promenade menant aux maisons suspendues de Pont-en-Royans et au bord de la Bourne constitue une sortie familiale rafraîchissante et fascinante pour les petits comme pour les grands.
Où peut-on acheter du véritable fromage Bleu du Vercors-Sassenage ?
Pour acheter ce fromage d’Appellation d’Origine Protégée emblématique, je vous recommande vivement de vous rendre directement dans les coopératives laitières ou les fermes de producteurs situées sur le plateau. La coopérative Vercors Lait, installée à Villard-de-Lans, propose un espace de vente directe et permet de découvrir les secrets de fabrication de ce bleu doux et onctueux au lait de vache. De nombreuses fermes indépendantes ouvrent également leurs portes aux visiteurs en fin de journée au moment de la traite des vaches, offrant une occasion unique d’acheter un produit d’une fraîcheur absolue tout en échangeant avec les agriculteurs passionnés par leur métier.
Ressources
- Office de Tourisme du Vercors : https://www.vercors.fr
- Parc Naturel Régional du Vercors : https://www.parc-du-vercors.fr
- Mémorial de la Résistance en Vercors : https://www.memorial-vercors.fr
